séminaire Genre #session5

Tuesday 18 December 2018 (17h-19h), Laurence Gervais (Université Paris Nanterre) will discuss her forthcoming publication Le Sexe de la ville, Construction du territoire urbain états-unien dans une perspective de genre, construction du genre par le territoire (à paraître aux éditions Demopolis). Respondent: Marylene Lieber Gabbiani (University of Geneva).

This session will take place at the University Paris Diderot, in room 147 of the Olympe de Gouges building, on Monday November 19th 2018, between 17h and 19h. The seminar will end with an apéritif, around which we will continue the discussion. All are welcome!

Le Sexe de la ville, construction du territoire urbain états-unien dans une perspective de genre, construction du genre par le territoire

La ville construit les identités de ceux qui y vivent de la même façon que les relations sociales entre les citoyens d’une ville construisent l’espace autour d’eux. Une ville est la somme de ses identités, de ses relations de pouvoir et de son histoire. Elle est faite de « strates » comme des couches géologiques. En partant de ces deux postulats, on est en droit de supposer que la ville états-unienne, construite par une histoire et des relations de pouvoir spécifiques (transcendentalisme, agrarisme, peur de la métropole, nation de propriétaires, rêve américain, apport des immigrants, progressisme –féminin- au XIXe siècle, spécificités politiques depuis les années 60, ville néoliberale…), a construit à son tour une / des identités spécifiques.

On s’intéressera ici aux liens entre ville états-unienne et relations de pouvoir genrées, entre ville et genre, mais aussi sexe et sexualités. On posera le postulat que dans un pays où les relations de genre sont fortement liées à l’histoire du territoire urbain alors sexe, genre et sexualités sont vécus et construits de façon spécifique dans les villes américaines. Existe-t-il aujourd’hui un droit à la ville « genré », c’est-à-dire déterminé par le genre dans la ville US ? Y a-t-il des espaces genrés dans la vile états-unienne ?(murs invisibles, division des rôles de genre dans et par la ville)

La ville d’aujourd’hui a-t-elle toujours « mauavais h-genre » comme le croyaient les progressistes du XIXème siècle ? (homosexualité, hétéronormativité, queerness, prostitution…) ou au contraire les politiques identitaires jouent-elles de la diversité de la ville pour mieux la « vendre » notamment aux femmes, à qui la ville est censée « faire peur » ?

Fondé essentiellement sur des entretiens menés dans la ville de Chicago et sur les théories des géographes féministes anglo-saxonnes, cet ouvrage s’interroge sur la co-constitution identité de genre/espace urbain aux Etats-Unis.

 

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